Wittman Tibor: Az osztrák Habsburg-hatalom válságos éveinek történetéhez : 1606-1618. In: Acta Universitatis Szegediensis : acta historica, (5). pp. 1-47. (1959)
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L'analyse présente se rattache aux résultats de nos études précédentes qui eurent pour but de définir la guerre de trente ans comme la résultante politique des changements économiques produits des origines du capitalisme d'Europe Occidentale, d'une part, et des tendances de l'évolution sociale de l'Europe Centrale et Orientale, marquées du terme du „deuxième servage", d'autre part. Le déclenchement de cette guerre est déterminé par les tensions intérieures de l'empire des Habsbourg d'Autriche (y compris l'Allemagne) qui est devenu le foyer et le noeud des antagonismes politiques de l'Europe, arrangeant et alimentant les forces diverses, les parties belligérantes. Nous nous bornons à analyser l'Autriche, la Bohême et la Hongrie, dont les conditions à la veille de la guerre ont mis en pleine lumière le problème de la crise du régime des Habsbourg. C'est l'inégalité de l'évolution sociale et politique des trois pays soumis immédiatement aux Habsbourg, qui forme notre thèse fondamentale. Il saute aux yeux la différence structurale entre les autres deux pays et les provinces autrichiennes qui ne suivaient pas la marche du renforcement du système de la corvée et du servage. Bien qu'elles n'aient pas évité le sort commun des sociétés d'Europe Centrale, la décadence économique (conséquence de la transplantation des grandes routes de commerce à l'Atlantique) — le nouveau type de là propriété foncière, la Gutsherrschaft, ne connaissait qu'un progrès lent, sans se servir de la main — d'oeuvre attachée à la glèbe, partant la puissance de la noblesse d'Autriche ne s'appuiait pas à d'importantes ressources matérielles qui lui auraient pu galvaniser les forces. Le pouvoir central des Habsbourg n'avait pas une opposition dangereuse de la part des États d'Autriche, dans lesquels les villes jouaient un rôle de plus en plus décroissant. Cependant, et la rétrogression de l'économie urbaine et le développement du régime agraire aboutissant à niveler les paysans sur le degré Untertan, ont contribué tous les deux à éxacerber les luttes de classe, dont le point saillant était le soulèvement des paysans de 1595—97 en Haute-Autriche et Basse-Autriche. Ce n'était ce mouvement populaire — comme affirme L. Makkai — plutôt les lois du développement de cette société qui produisirent l'affaiblissement politique des classes dirigeantes d'Autriche, fait qui facilita les premières violentes tentatives du pouvoir central et de la réstauration catholique (Ferdinand de Styrie). Une de ces lois, l'évolution inégale des provinces a favorisé les Habsbourg aux moments les plus critiques (p. e. en 1618—20). Par opposition aux États d'Autriche, les États de Hongrie et ceux de la couronne de la Bohême étaient enracinés au sol de l'économie allodiale (plus en Hongrie, moins en Bohême), basée sur le servage, qui constitua leur force et leur faiblesse à la fois. Après la lutte d'indépendance de 1604—1606, par la paix de Vienne les États de Hongrie ont atteint une influence politique jamais vue, devenue le point de départ de la coopération des Etats voisins (hongrois, autrihciens, tchèques, moraves etc.) tendant à défendre leurs privilèges. Ce sont les événements des années de 1607—1608 qui ont cimenté une „confédération" antihabsbourguienne des États. Les efforts d'asservissement des seigneurs en Hongrie amenèrent un énorme soulèvement des heïduques. Leur deuxième insurrection armée de. 1607—1608 (la première était en 1604) a pris une importance internationale, en coïncidant avec l'isolation absolue des Habsbourg en Europe (la victoire des Provinces-Unies, la diplomatie active d'Oldenbarnevelt et des princes allemands protestants, l'hostilité de Henri IV, les menaces de la Porte, prête à utiliser les forces des heïduques etc.). Elle renferma le danger de l'ébranlement sérieux non seulement du régime fáodal dans les pays des Habsbourg, mais celui aussi de la dynastie ellemême. Les féodaux et les Habsbourg ont reçu chacun un grand choc. La seule solution pour • la dynastie se présenta par substituer l'archiduc Mathias à Rodolphe et se rapprocher à cette fin des États les plus vigoureux, de ceux-ci de Hongrie. Un compromis pressé paraissa inévitable aussi aux ordres hongrois, pour pouvoir conserver et affermir leur condition sociale et défendre leurs intérêts. Tous ces buts furent atteints à la diète de Pressbourg de 1608, où la dynastie parvint à s'assurer la couronne de Hongrie (en dépit des heïduques, qui se voulaient élire un roi national) et en même temps les États de Hongrie réussirent à codifier définitivement „le servage perpétuel" des paysans. Quant aux heïduques, leurs adversaires ont tendu la voile selon le vent, pour mieux dire, ont enlevé le vent de la voile de ceux-ci: Mathias et les États de Hongrie et ceux d'Autriche engagèrent, une partie de leurs troupes comme soldats dans la marche contre Rodolphe qui abdiqua aussitôt en faveur de son frère. L'autre partie fut emploiée par Gabriel Báthory qui, après avoir gagné leurs chefs, alla occuper le trône de Transylvanie. C'est dans l'atmosphere de la peur d'une action populaire, qu'il s'est consolidé en 1608 le système interétatique des „confédérations" des États des pays dominés par les Habsbourg. La tempête apaisée, ce mécanisme commença à se diriger contre le pouvoir central, le nouveau gouvernement de Mathias qui, bon gré mal gré, fut réduit à faire une „politique de composition". Les triomphes des États confédérés se sont suivis, l'un après l'autre: Resolutionskapitulation, donné pour les ordres autrichiens, la lettre de majesté, obtenue par les tchèques en 1609, la réunion de Linz en 1614, qui dévoila la politique turque de la cour de Vienne, comme le seul moyen d'extorquer du subside aux États. De même, les accords imposés à Mathias, après l'échec des interventions, entamées contre le nouveau prince de Transylvanie, Gabriel Bethlen, et contre la prépondérance des États (1615, .1617). Les forces „espagnolisantes" furent repoussées. Mais l'apogée de la puissance des États confédérés dut être brève, leurs aspirations sociales favorisèrent automatiquement le pouvoir central qui n'eut qu' à profiter de la faiblesse de ses ennemis. La récatholisation des aristocrates de Hongrie, la terreur panique des mouvements populaires, l'affaiblissement des villes de Bohême et de Hongrie, créèrent une sorte de communauté d'intérêts entre les grands féodaux et la dynastie, en dépit de leur antagonisme prépondérant. C'est ce qui facilita une contre-offensive politique des Habsbourg, le „parti espagnol" à la tête, qui installa Ferdinand au trône de Bohême (1617). Les forces et les intérêts des États voisins étant inégaux et hétérogènes, leurs démarches ne purent pas être concertées. C'était la noblesse moyenne de Hongrie, qui constituait le facteur le plus ferme du camp des „confédérés", qui jouissaient du soutien de la Transylvanie, des princes protestants d'Allemagne et en général des puissances antihabsbourguiennes. Ils étaient déstinés à devenir leurs instruments dans la grand conflit à venir. C'étaient ces forces^ extérieures qui tranchèrent le noeud des antagonismes intérieurs de l'empire Habsbourg. Contribueront -elles à construire une „république nobiliaire" ou à déployer une centralisation dans le bassin du Danube? Voici la question qui se pose au commencement de l'insurrection dè Bohême.
| Mű típusa: | Cikk, tanulmány, mű |
|---|---|
| Egyéb cím: | Sur l'histoire des années de crise du régime des Habsbourg d'Autriche (1606-1618) |
| Rovatcím: | Studia Mediaevalia Historiae Universalis 1. |
| Befoglaló folyóirat/kiadvány címe: | Acta Universitatis Szegediensis : acta historica |
| Dátum: | 1959 |
| Kötet: | 5 |
| ISSN: | 0324-6965 |
| Oldalak: | pp. 1-47 |
| Nyelv: | magyar , francia |
| Kiadás helye: | Szeged |
| Befoglaló mű URL: | http://acta.bibl.u-szeged.hu/37037/ |
| Kulcsszavak: | Habsburg Monarchia története - 1606-1618 |
| Megjegyzések: | Bibliogr. a lábjegyzetekben ; összefoglalás francia nyelven |
| Szakterület: | 06. Bölcsészettudományok 06. Bölcsészettudományok > 06.01. Történettudomány és régészet |
| Feltöltés dátuma: | 2016. okt. 15. 07:58 |
| Utolsó módosítás: | 2026. feb. 17. 13:48 |
| URI: | http://acta.bibl.u-szeged.hu/id/eprint/4137 |
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